Hadewijch, est un film qui surprend et qui touche, comme la grâce, celle de Julie Sokolowski, jeune comédienne non-professionnelle, comme le sont la plupart des comédiens des films de Bruno Dumont.Le dernier opus de Bruno Dumont est une fois de plus une bombe. Explosif par son sujet et surtout objet de cinéma époustouflant. Mise en scène exceptionnelle (des plans qui durent juste ce qu’il faut pour faire naître l’émotion et la perception parfaite) pour une histoire qui tente de montrer l’invisible de la foi extatique ou comment une jeune fille profondément habitée par Dieu tente de faire vivre sa foi dans le monde.
« Si le thème peut paraître « imposant », le film ne l’est pas du tout, charnel souvent, mystique certainement, la dimension religieuse du sujet est également une interrogation sur la place du sacré dans nos sociétés, qui souvent n’est plus l’apanage de l’église." L'Ecran - Saint Denis
« Outre son origine (Bruno Dumont est un homme du Nord), c'est sans doute cette faculté de vivre son amour dans l'ascèse qui a conduit l'auteur de La Vie de Jésus (1997) et de L'Humanité (1999) à choisir Hadewijch comme symptôme d'une incarnation de l'illumination.
"Je ne suis pas chrétien. J'ai une haine du religieux, du clérical", dit le cinéaste dans un livre d'entretiens (éd. Dis voir, 2001).
Ce qui captive ce philosophe de formation, c'est la profondeur métaphysique du cinéma, le sacré chez l'homme. Hadewijch l'intéresse en ce qu'elle exprime, de façon radieuse, le désir d'aimer et d'être aimée. Transposé à notre époque, le film suit les errances d'une jeune fille d'aujourd'hui, perdue, insoumise, avide d'absolu. »