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LA BATAILLE DES ABSENTS

Akofa est une jeune diplômée sans emploi vivant dans un cercle de débauche et d’immoralités. Face à la vie chère, elle refuse malgré tout le gain facile, à l’inverse de Déla sa camarade. Seule contre tous, Akofa préfère garder son commerce de « pure water » pour subvenir à ses besoins et à ceux de Jacky sa petite sœur. Mais le malheur frappe autrement à sa porte. Résistera t elle à la proposition indécente de Jean ? Pendant ce temps, les minutes sont comptées pour Jacky …

La bataille des absents
Madjé Ayité

Un film de Madjé Ayité, , Togo, 90 min, 2008.

"Le cinéma au Togo a de l’avenir" : Entretien avec Madjé Ayité, réalisateur de "La bataille des absents"

Lomé, 15 janvier 2009 - La bataille des absents, un film produit par Universal Grace Production, récemment lancé à Lomé a été diffusé le 15 janvier 2009 au Centre Culturel Français de Lomé. Son réalisateur, Madjé Ayité, qui en est à son deuxième long métrage de fiction après Vanessa et Sosie en 2006 (Prix de l’Indépendance du Togo) a accepté de nous confier les conditions de sa réalisation et ses espoirs pour le cinéma au Togo.

 
"La bataille des absents" peint le quotidien de notre société actuelle avec son cortège de peines, de joies, d’amour et de plaisirs

Ce film qui peint le quotidien de notre société actuelle avec son cortège de peines, de joies, d’amour et de plaisirs... a été apprécié par le public cinéphile au Festival International du Film de Ouidah, Quintessence 2009 qui a lieu du 8 au 12 janvier 2009.

Madjé Ayité : La bataille des absents , c’est l’histoire d’une jeune diplômée sans emploi, Akofa, qui se bat pour gagner sa vie dans un monde corrompu et empesté par la débauche et l’immoralité. Ce film peint le quotidien de notre société actuelle avec son cortège de peines, de joies, d’amour et de plaisirs...

ST : Avez-vous le sentiment d’avoir réussi votre mission ?

MA : Je peux vous assurer que j’ai réussi une partie de la mission. J’ai réalisé le film rêvé depuis un an, je l’ai montré à un public venu massivement au lancement officiel au Centre Culturel Français de Lomé. L’autre mission est celle de le montrer en salle en invitant la population à venir le voir. Vous savez, un film se voit aussi et surtout en salle, ce n’est pas seulement à la télé. En salle vous avez une large vision, vous êtes bien imprégné de l’histoire du film et je sais que je réussirai à faire venir le public en salle pour voir un film togolais.

ST : Du scénario au film, comment a été le parcours ? Tumultueux ou plutôt tranquille ?

MA : Le parcours a été tumultueux et tranquille. Je dis tumultueux parce qu’il faut connaître la disponibilité des acteurs et techniciens, la disponibilité du matériel de tournage, la disponibilité des lieux de tournage. Concernant ces lieux de tournage, parfois vous attendez longtemps avant d’avoir l’autorisation, ce qui fait traîner le tournage. Bref tout doit être prêt au bon moment pour tourner et cela n’a pas été facile. Tranquille parce que je n’ai pas eu de problèmes avec les gens de mon équipe de tournage. Tout s’est bien déroulé dans la sécurité, le calme et une bonne ambiance. Ils m’ont rendu la tâche facile de ce coté là contrairement à ce que j’apprends de mes collègues réalisateurs qui doivent tout le temps gérer les caprices des actrices.

ST : Vous êtes à votre deuxième long métrage de fiction. Quelles expériences faites-vous dans la direction des acteurs ?

MA : Quand je faisais mon 1er long métrage je me suis rendu compte qu’il y avait des acteurs talentueux au Togo. Pendant mon 2ème long, j’en ai eu la confirmation. Les acteurs apprennent vite, je n’ai pas eu de difficulté à les diriger.

ST : En quel format ce long métrage a-t-il été tourné ? Avez-vous tourné avec les matériels escomptés ?

MA : Lors de la préparation du film, nous avions prévu tourné sur format HDV. C’est le format professionnel le plus utilisé actuellement. Mais compte tenu de notre budget très limité et de la disponibilité du matériel, nous avons opté pour le format DV. La DV donne aussi de belles images et les professionnels du cinéma nous ont félicité sur la qualité de l’image, ça prouve que nous avons réussi.

ST : Quelle analyse faites-vous du paysage cinématographique togolais aujourd’hui, plus de deux ans après votre premier long métrage Vanessa et Sosie ?

MA : C’est une question complexe. Peu de films sont tournés au Togo. Excepté mes films, il n’y a pas plus de 5 films tournés durant ces deux dernières années. C’est malheureux mais cela ne voudra pas dire que les réalisateurs restent les bras croisés. Je sais que 2 films sont en tournage en ce moment mais c’est toujours peu. Vous savez, le cinéma au Togo a de l’avenir. Les gens attendent de voir ce qui se passe dans notre pays. Nous avons beaucoup d’histoire à raconter, mais si nous ne parlons pas de nous-mêmes, de la réalité de notre pays, on dira que le cinéma togolais n’existe pas. Moi j’ai espoir qu’on parlera bientôt du cinéma togolais, du moins pour ceux qui restent encore sceptiques.

Propos recueillis par Charles Ayetan

 

FILMOGRAPHIE

1- La bataille des absents (2008), 90 min
2- Vanessa et sosie (2005)-,90 min, Prix de l’indépendance 2006, meilleur film
3- Rap génération (2004), 36 min
4- Avenir, reflet du passé, (2003), 54 min
5- Dis moi comment elle coule. (2008), 12min, Doc
6- L’héritage empoisonné (2006), 18 min
7- Katafiti 406, (2003), 23 min
8- La grande ville, (2002), 20 min

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